Au cours de ses 15 ans d’exploration avec le Commandant Cousteau, Yves Paccalet philosophe et scientifique, a écrit une vingtaine de livres dans lesquels il a fait partager la beauté et ressentir la fragilité de notre environnement. Aujourd’hui, avec “L’humanité disparaîtra, bon débarras !”, le scientifique dresse un état des lieux catastrophique et met un grand coup de pied dans la fourmilière .
L’accélération de la croissance démographique précipite le désastre écologique planétaire amorcé avec la révolution industrielle ; Cent millions au début de l’Antiquité, un milliard en 1800, deux milliards en 1860, trois milliards en 1910, quatre en 1950, cinq en 1980, six milliards en 2000 dont cinq dans la misère…
- Le milliard d’humains riches consomme et pollue deux fois et demi plus que ce que la Terre peut offrir et recycler ;
- Dans un monde dont les ressources sont limitées cette pullulation aboutira inéluctablement à des conflits de plus en plus violents pour la nourriture, l’eau, l’énergie.
Pour le philosophe les raisons de notre aveuglement résultent des trois pulsions sexuelles, territoriales et hiérarchiques qui nous gouvernent. Il manie un humour noir parfois brutal pour provoquer un sursaut de lucidité. L’enjeu ; sortir notre conscience collective du dogme de la croissance infinie (en politique, on dit développement durable) et initier une réflexion sur le partage de la décroissance. Cette citation traduit cependant l’espoir très mesuré de l’auteur : « …l’humain est un salopard au sens sartrien : il sait qu’il fait le mal et le fait quand même. ».
Politiquement incorrect mais À LIRE…