Développer l'expertise citoyenne. Permettre aux habitants d'un petit village de prendre part à la gestion de leur commune. Services publics, chantiers, urbanisme, budget..., chacun peut s'informer, réfléchir, se forger une opinion sur les sujets dont débat le conseil municipal au niveau local et aussi plus globalement comprendre les grands enjeux du Monde en pleines tribulations...
"Le monde pense que Gaza est occupé par Israël.
La vérité c'est que le monde est occupé par Israël,
à l'exception de Gaza"
Existe-t-il une autre explication à ce que, hormis la lamentable LFI, aucun parti politique si prompt à sanctionner la Russie pour défendre l'Ukraine corrompue et sous influence néo-nazie, n'exige quelque mesure de rétorsion que ce soit contre l'entité sioniste coloniale et génocidaire en Palestine. Là-bas, la population palestinienne continue depuis 1948 à être chassée de ses maisons, de ses villages, déportée, enfermée dans le plus grand camp de concentration de la Terre, affamée, bombardée, privée de soins, par l'armée du pire état terroriste de notre temps, avec la complicité de l'Occident collectif, au vu et au su du monde entier, et pourtant en toute impunité ? 8 janvier 2026
Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale de l’ONU pour la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés, dénonçait dès mars 2024 un génocide à Gaza. Dans les pas de cette dernière, une plongée au coeur de la crise de l’institution, confrontée à son impuissance à empêcher le massacre de populations civiles. Depuis le 7 octobre 2023 et jusqu’à la première phase d’un accord de cessez-le-feu, conclu le 9 octobre 2025, l’incapacité de la communauté internationale à empêcher le massacre des populations civiles palestiniennes à Gaza, conjuguée à la complicité d’États occidentaux, ont acté l’effondrement du droit international. Quatre-vingts ans après sa fondation, l’Organisation des Nations unies traverse l’une des plus profondes crises de son histoire et sa mission est sévèrement remise en question. Alors que le conflit israélo-palestinien a fait l’objet du plus grand nombre de résolutions de l’institution, son impasse politique maintient sous haute tension un Proche-Orient au bord du gouffre. Nommée en 2022 rapporteuse spéciale de l’organisation pour la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Francesca Albanese a qualifié dès mars 2024 de génocide les crimes commis dans la guerre à Gaza – "des bombardements équivalant à six Hiroshima en un an" –, la plaçant au centre d’une tempête médiatique et politique sans précédent. Accusée d’antisémitisme par Israël et de mener une "campagne de guerre politique et économique contre les États-Unis et Israël" par Washington, la juriste italienne, qui dénonce l’immobilisme de l’Europe face à la destruction méthodique de l’enclave palestinienne, s’est vu infliger des sanctions par l’administration Trump. Victime d’une campagne de calomnies jusqu’aux panneaux géants de Times Square, menacée même d’arrestation en Allemagne, Francesca Albanese continue inlassablement d’alerter sur les violations des droits humains. Suivant son exemple, l’ONU a, à son tour, condamné un "nettoyage ethnique". Mais au-delà de ses vaines protestations de principe, que peut l’institution, héritage de la Seconde Guerre mondiale et promesse d’un "plus jamais ça" auquel plus personne ne croit ? De quels pouvoir et moyens dispose-t-elle pour s’ériger en rempart face au naufrage politique et humanitaire et à la faillite de nations occidentales désunies, d’autant que l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité, au rôle central pour le maintien de la paix et de la sécurité, divergent sur la question ? "L’ONU est née avec la partition de la Palestine. Va-t-elle mourir avec elle ?", interroge le réalisateur Christophe Cotteret (Daech, le dilemme de la justice, White Power – Au cœur de l'extrême droite). De New York à Genève et de Londres à Paris, dans les pas de l’irréductible et charismatique Francesca Albanese, l’enquête pénètre au cœur des arcanes de l’ONU pour explorer la crise de l’institution, réduite à l’impuissance. Dans les pas de la rapporteuse spéciale, lectrice de Primo Levi, qui pointe "l’effacement colonial par le génocide" et le "déplacement forcé et le remplacement des Palestiniens", le film documente les violations des droits humains commises dans l’impunité à Gaza pour analyser, avec l’éclairage de juristes, l’intention génocidaire. Alors que le conflit contamine la région depuis des décennies, du sud-Liban à la Jordanie et à la Syrie en ruines où survivent des réfugiés palestiniens depuis l’exode de 1948, cette investigation implacable met aussi en lumière, dans l’angle mort de la guerre à Gaza, la terreur et les morts en Cisjordanie, où la colonisation s’accélère – 100 000 colons lors des accords d’Oslo en 1993 contre 800 000 aujourd’hui.