Dans le bois...

 

 
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Commune : Belverne
code postal : 70400
superficie : 615 ha
nombre d'habitants : 133


Coordonnées de la mairie :
9, rue du Temple

mairie.belverne@orange.fr

03 84 27 33 39
  

  Horaires du secrétariat de Mairie
Mercredi de 16 h à 17h
 
Samedi de 10 h  à 11h30


 Le village, d'après une photo de Bernard Tournier.

 

 

C'est ici,  dans ces collines, dans ces champs, dans ces chemins et ces forêts, que s'est construit mon imaginaire. Tous ces rêves bleus et ocres, qui m'ont emmené au bout du monde.

 

Belverne est un des villages de la grande forêt des Vosges

Il y a toujours de beaux Aulnes, le long du ruisseau où enfant nous pêchions truites et écrevisses.

 

Belverne est mon héritage, celui de mes enfants, celui de leurs rires qui courent dans les champs, qui grimpent aux grands sapins ou dansent autour des feux de camps...

 

Mes grands parents l'avaient voulu ainsi.

Merci mes anciens pour ce trésor.

http://Yaovi.com/

 

 

 

 

 

 

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Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 22:16

La crise des ânes  (*) 

 

 

Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 € l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 € par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 € et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 € dans huit jours et il quitta le village.

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 € l’unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.

Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.

Voyant sa note en passe d’être dégradée et pris à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale… On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

Depuis leur île des Bermudes achetée à la sueur de leur front, le banquier et les deux escrocs qui étaient trois frères ; les frères Marchés, ont très généreusement, promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.

On ne connaît pas la fin de cette histoire ; on ignore ce que firent les villageois. Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ? Que ferez-vous ?

 

 

(*) D’après une fable espagnole dont l’auteur m’est inconnu

Par Pascal - Publié dans : Pour réfléchir...
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